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Le méthane stocké sous forme d’hydrates solides au fond de l’océan Arctique redevient gazeux. Or, c’est un gaz a effet de serre qui peut chauffer 72 fois plus que le CO2. La cause du degazage est une élévation de température de 1°C d’un courant marin arctique au cours des 30 dernieres années. C’est à dire que plus de 250 plumeaux de bulles se sont échappées du plancher marin et ont été repérés par sonar (appareil de detection sous marine) à l’ouest de Spitzberg ( Norvege) par une équipe internationale d’océanographes.
Sous des conditions de température et de pression (H2O) peut piéger des molécules de méthane (CH4) formant une sorte de cage emprisonnant les molécules de méthane. On appelle les composés résultants des hydrates de méthane. Ces cages cristallines peuvent stocker de tres grandes quantités de méthane. L’hydrate de méthane est donc "glace" qui contient une quantité enorme de gaz : la fonte de 1cm3 de cette glace libère jusqu’a 164 cm3 de méthane.
Stockés sous le plancher marin, les hydrates restent stables à basse température et haute pression. Le seuil de stabilité était de 360 m il y a 30 ans. Or le seuil est descendu a plus de 400m du fait du réchauffement... Dans le passé, la fonte d’hydrate de méthane a déja provoqué des changements climatiques, mais c’est la premiere fois que le phénomene est observé a l’ère quaternaire (dur depuis 2 000 000 d’années). En arctique, les hydrates de méthane représenteraient 500 a 2500 gigatonnes, à comparer aux 700 gigatonnes de carbone dans l’atmosphère.